Le diacre et la messe - Avec l’évêque

La messe avec DIACRE
94. Après le prêtre, le DIACRE, en vertu de l’ordination sacrée, occupe la première place parmi ceux qui exercent un ministère dans la célébration eucharistique. Depuis le temps mémorable des Apôtres, en effet, l’Ordre sacré du diaconat a été en grand honneur dans l´Église[82]. Dans la messe, le DIACRE a son rôle propre : il annonce l´Évangile et parfois il prêche la parole de Dieu, il dit les intentions de la prière universelle, il seconde le prêtre en préparant l’autel et en accomplissant son service dans la célébration du sacrifice, il distribue aux fidèles l´Eucharistie, surtout sous l´espèce du vin, et il indique parfois au peuple les gestes et attitudes à adopter.

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171. Quand un DIACRE est présent à une célébration eucharistique, il exerce son ministère revêtu des vêtements liturgiques :
a) il assiste le prêtre et marche à son côté ;
b) à l´autel, il fait le service soit du calice, soit du livre ;
c) il proclame l’Évangile et peut, à la demande du prêtre célébrant, faire l’homélie (cf. n. 66) ;
d) il dirige le peuple fidèle par des monitions appropriées et il dit les intentions de la prière universelle ;
e) il aide le prêtre célébrant à distribuer la communion, il purifie et range les vases sacrés ;
f) en cas de nécessité, il accomplit les fonctions des autres ministres, si aucun d’eux n’est présent.
Ouverture de la célébration
172. S’il porte en procession l’Évangéliaire un peu élevé, le DIACRE marche devant le prêtre qui se rend à l´autel ; sinon, il s’avance à côté de lui.
173. Lorsqu´il y est parvenu, le DIACRE monte à l’autel en omettant l’inclination s’il porte l’Évangéliaire. Puis, comme cela est souhaitable, il dépose l’Évangéliaire sur l’autel et vénère celui-ci d´un baiser en même temps que le prêtre.
S’il ne porte pas l’Évangéliaire, il fait avec le prêtre une inclination profonde à l’autel de la manière habituelle et, avec lui, il vénère l’autel d’un baiser.
Enfin, si on emploie l´encens, il assiste le prêtre pour l’imposer et pour encenser la croix et l´autel.
174. Une fois l’autel encensé, il gagne le siège avec le prêtre, il y demeure à côté de lui, et lui rend les services nécessaires.
50. Lorsque le chant d´entrée est fini, le prêtre, debout à son siège, fait le signe de la croix avec toute l´assemblée. Ensuite, en saluant la communauté rassemblée, il lui signifie la présence du Seigneur. Cette salutation et la réponse du peuple manifestent le mystère de l´Église rassemblée.
Après la salutation au peuple, le prêtre, ou le DIACRE, ou un ministre laïc, peut, par quelques mots très brefs, introduire les fidèles à la messe du jour.
Liturgie de la Parole
175. Pendant qu´on chante l´Alléluia ou une autre acclamation, si on emploie l’encens, le DIACRE sert le prêtre pour l’imposition ; puis, profondément incliné devant le prêtre , il demande sa bénédiction, en disant à mi-voix : Iube, domne, benedicere (Père, bénissez-moi). Le prêtre le bénit en disant : Dominus sit in corde tuo (Que le Seigneur soit dans ton cœur). Le DIACRE fait sur lui-même le signe de la croix et répond : Amen. Ensuite, après une inclination à l’autel, il prend l’Évangéliaire qui y a été déposé et il se rend à l´ambon en portant le livre un peu élevé, précédé par le thuriféraire avec l’encensoir fumant et les ministres avec les cierges allumés. Là, il salue le peuple en disant les mains jointes : Dominus vobiscum (Le Seigneur soit avec vous). Puis quand il dit : Lectio sancti Evangelii (Évangile de Jésus Christ), il signe du pouce le livre, puis se signe lui-même au front, à la bouche et à la poitrine, il encense le livre et proclame l´Évangile. Celui-ci terminé, il dit : Verbum Domini (Acclamons la Parole de Dieu), et tous répondent : Laus tibi, Christe (Louange à toi, Seigneur Jésus). Il vénère alors le livre par un baiser en disant à voix basse : Per evangelica dicta (Que cet Évangile efface mon péché) et revient auprès du prêtre.
Quand le DIACRE assiste l’évêque, il lui porte le livre à baiser ou il baise lui-même le livre, en disant à voix basse : Per evangelica dicta (Que cet Évangile efface). Dans les célébrations solennelles, si cela est opportun, l’évêque bénit le peuple avec l’Évangéliaire.
Enfin le DIACRE peut porter l’Évangéliaire à la crédence ou à un autre endroit digne et convenable.
176. S’il n’y a pas d’autre lecteur idoine, le DIACRE fera aussi les autres lectures.
177. Après l´introduction du prêtre, le DIACRE dit lui-même les intentions de la prière universelle, habituellement de l´ambon.
Liturgie eucharistique
178. Après la prière universelle, tandis que le prêtre reste à son siège, le DIACRE prépare l´autel, aidé par l’acolyte ; cependant, c´est lui qui prend soin des vases sacrés. Il assiste aussi le prêtre pour recevoir les dons du peuple. Puis il remet au prêtre la patène avec le pain à consacrer ; il verse le vin et un peu d´eau dans le calice, en disant à voix basse : Per huius aquae (Comme cette eau), et il présente ensuite le calice au prêtre. Il peut faire cette préparation du calice à la crédence.
Si on emploie l’encens, il sert le prêtre pour encenser les dons, la croix et l´autel. Ensuite lui-même ou un acolyte encense le prêtre et le peuple.
179. Pendant la Prière eucharistique, le DIACRE se tient auprès du prêtre, mais un peu en arrière, pour le servir, quand il le faut, au calice ou au Missel.
De l’épiclèse jusqu’à l’ostension du calice, le DIACRE demeure ordinairement à genoux. S’il y a plusieurs DIACRES, l’un d’eux peut préparer l’encens pour la consécration et encenser à l’élévation de l’hostie et du calice.
180. A la doxologie finale de la Prière eucharistique, le DIACRE, se tenant à côté du prêtre, tient le calice élevé, tandis que le prêtre élève la patène avec l´hostie, jusqu´à ce que le peuple ait acclamé Amen.
181. Après que le prêtre a dit la prière pour la paix et Pax Domini sit semper vobiscum (Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous), et que le peuple a répondu : Et cum spiritu tuo (Et avec votre esprit), c´est le DIACRE qui, si cela est opportun, invite à la paix en disant, les mains jointes et tourné vers le peuple : Offerte vobis pacem (Frères et sœurs, dans la charité du Christ, donnez-vous la paix). Lui-même reçoit du prêtre la paix, et il peut la donner aux ministres les plus proches de lui.
83. Le prêtre rompt le pain eucharistique, aidé, le cas échéant, par le DIACRE ou un concélébrant. Le geste de la fraction, accompli par le Christ à la dernière Cène et qui a donné son nom à toute l’action eucharistique à l´âge apostolique, signifie que les multiples fidèles, dans la communion à l´unique pain de vie, qui est le Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde, deviennent un seul Corps (1 Co 10, 17). La fraction commence après le rite de la paix, et se fait avec le respect qui s’impose, en évitant de le prolonger sans nécessité ou de lui donner trop d’importance. Ce rite est réservé au prêtre et au DIACRE.
182. Lorsque le prêtre a communié, le DIACRE reçoit du prêtre lui-même la communion sous les deux espèces puis il aide le prêtre à donner la communion au peuple. Si l´on donne la communion sous les deux espèces, c´est lui qui présente le calice aux communiants et, quand il a terminé, il consomme aussitôt à l’autel avec respect tout ce qui reste du Sang du Christ, en se faisant aider, le cas échéant, par les autres DIACRES et prêtres.
183. Lorsque la communion est achevée, le DIACRE revient à l´autel avec le prêtre, recueille les fragments s´il y en a, puis porte le calice et les autres vases sacrés à la crédence ; là, il les purifie et les range comme d’habitude, tandis que le prêtre retourne au siège. Il est permis cependant de laisser à la crédence, sur un corporal, les vases à purifier, convenablement recouverts, et de les purifier aussitôt après la messe, une fois le peuple renvoyé.
Rite de conclusion
184. Une fois dite la prière après la communion, le DIACRE fait au peuple les brèves annonces, au cas où ce serait utile, à moins que le prêtre ne veuille le faire lui-même.
185. Si l’on emploie la prière sur le peuple ou la formule de bénédiction solennelle, le DIACRE dit : Inclinate vos ad benedictionem (Inclinez-vous pour la bénédiction). Lorsque le prêtre a donné la bénédiction, le DIACRE envoie le peuple en disant, les mains jointes et tourné vers lui : Ite, missa est (Allez, dans la paix du Christ).
186. Ensuite, avec le prêtre, il baise l´autel et, après avoir fait une inclination profonde, s´en retourne en procession, comme il était venu.
Avec l’évêque
C’est souvent comme ça !
Ce sont les confirmations. Monseigneur est présent. Petit souci : je fais quoi, quand avec sa crosse, sa mitre et sa calotte ?
Ce n’est pas nécessairement compliqué, voici quelques repères.
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En paroisse avec l’évêque
Il convient tout d’abord d’en parler avec Monseigneur qui, bien souvent, va vous rassurer, vous mettre à l’aise.
Ouvrons le Cérémonial des Évêques (Cérémonial des évêques 9 janvier 2003 de la Congrégation pour culte divin) :
Note
L’évêque […] prend […] la croix pectorale et normalement la calotte.
Il utilise aussi la mitre et la crosse, si les circonstances l’y invitent.
Eucharistie
Regardons quelques éléments de la célébration eucharistiques :
 Monseigneur clôture la procession d’entrée.

Parvenu devant l’autel, l’évêque remet la crosse à un ministre, dépose la mitre, fait une inclinaison profonde devant l’autel en même temps que les DIACRES et les autres ministres qui l’accompagnent. Puis, il monte à l’autel et le vénère d’un baiser, en même temps que les DIACRES assistants.
 Le DIACRE ou le prêtre (même s’il concélèbre), qui va lire l’Évangile, demande et reçoit la bénédiction de l’évêque : « Père, bénissez-moi » ;
 Après la proclamation de l’Évangile, il porte le livre à baiser à l’évêque, ou bien il baise lui-même le livre.
 Avant la préface, le DIACRE remet à un ministre la calotte de l’évêque.

NDLR : il n’est pas incongru de déposer cette calotte sur le siège de l’évêque ou sur un meuble près de ce siège.

Quand l’évêque est revenu à la cathèdre après la communion, il reprend la calotte .
 Bénédiction finale :
o L’évêque reçoit la mitre, s’il doit l’utiliser, et, étendant les mains, il salue le peuple…

Après l’Amen du peuple,
o …l’évêque reçoit la crosse, s’il doit l’utiliser et prononce la bénédiction.
On remarquera toutes les nuances. Répétons le conseil de s’accorder avec Monseigneur avant la célébration.

A la cathédrale
Il aurait été plus correct de commencer par la Messe Stationnale qui est LA référence en matière de liturgie eucharistique présidée par l’évêque.
Elle se vit à la cathédrale mais les autres circonstances ne manquent pas. Chaque fois que Monseigneur vient célébrer la messe, elle pourrait être Stationnale.
Certains penseront : « mais à la cathédrale, il y a un DIACRE attitré ! ». Ok, et si celui-ci, c’était vous, un jour ? Dans certains diocèses, il y a une tournante parmi ces ministres. En outre, il est possible qu’on déploie tout le faste chez vous, dans la célébration eucharistique que vous allez célébrer.
J’ai repris le cérémonial des évêques et, pour la suite, c’est quasi l’entièreté du chapitre consacré à la messe stationnale. Chaque fois qu’il est question de diacre, c’est indiqué mais également les mots : mitre, crosse, calotte sont mis en valeur.
Entrée
Parvenu devant l’autel, l’évêque remet la crosse à un ministre, dépose la mitre, fait une inclinaison profonde devant l’autel en même temps que les DIACRES et les autres ministres qui l’accompagnent. Puis, il monte à l’autel et le vénère d’un baiser, en même temps que les DIACRES assistants.
Puis, l’acolyte ayant remis, si nécessaire, de l’encens dans l’encensoir, l’évêque accompagné des deux DIACRES encense l’autel et la croix.
Après cet encensement, les deux DIACRES assistants se tiennent debout de part et d’autre de la cathèdre, pour être prêts à servir l’évêque…
Préparation pénitentielle
Si l’on prend la troisième forme de la préparation pénitentielle, les invocations sont prononcées par l’évêque lui-même, ou un DIACRE…
Avant la liturgie de la parole
Après le « amen » de la prière qui suit le gloria, l’évêque s’assied et reçoit normalement la mitre que lui remet un des DIACRES. Tous s’assoient.
Liturgie de la parole
Pendant l’alléluia :
Le thuriféraire s’avance et, un des DIACRES présentant la navette, l’évêque met l’encens dans l’encensoir et le bénit sans rien dire.
Le DIACRE qui va proclamer l’Évangile s’incline profondément devant l’évêque et demande la bénédiction, en disant à mi-voix : « Père, bénissez-moi ». L’évêque le bénit disant : « Que le Seigneur soit dans votre cœur ». Le DIACRE fait le signe de la croix et répond : « Amen ».
Alors l’évêque dépose la mitre et se lève.
Le DIACRE va à l’autel, accompagné du thuriféraire avec l’encensoir fumant, et de deux acolytes avec leurs cierges allumés. Il fait une inclination devant l’autel, prend avec respect l’évangéliaire et, sans faire d’autre inclination devant l’autel, il s’avance jusqu’à l’ambon en portant le livre solennellement, précédé du thuriféraire et des deux acolytes avec leurs cierges.
A l’ambon. le DIACRE, les mains jointes, salue le peuple. Aux mots : « Évangile de Christ », il signe le livre, puis se signe lui-même au front, à la bouche et à la poitrine, ce que font aussi tous les autres. Alors l’évêque reçoit la crosse. Le DIACRE encense le livre et proclame l’Évangile, que tous écoutent debout et normalement tournés vers lui. Après la proclamation de l’Évangile, le DIACRE porte le livre à baiser à l’évêque, qui dit à voix basse :« Que cet Évangile », ou bien le DIACRE lui-même baise le livre en disant à voix basse les mêmes paroles. Enfin le DIACRE et les autres ministres reviennent à leur place. On porte l’évangéliaire à la crédence ou à un autre endroit approprié.
Tous alors s’assoient et l’évêque fait l’homélie, portant, comme il convient, la mitre et la crosse et assis à sa cathèdre, à moins qu’il n’y ait un autre endroit meilleur pour qu’il soit bien vu et entendu de tous. A la fin, on peut observer un temps de silence, si cela paraît opportun.
L’homélie achevée, si l’on ne doit pas célébrer à ce moment un sacrement ou une consécration ou une bénédiction selon le Pontifical ou le Rituel romain, l’évêque dépose la mitre et la crosse et se lève et, tout le monde étant debout, l’on chante ou l’on récite le Symbole selon les rubriques. […]
Après le Symbole, l’évêque, debout à la cathèdre et les mains jointes, invite les fidèles à la prière universelle par une monition. Puis un des DIACRES, un chantre, un lecteur ou quelqu’un d’autre dit les intentions, depuis l’ambon ou d’un autre endroit qui convient […]
Liturgie eucharistique
La prière universelle achevée, l’évêque s’assied et reçoit la mitre […]
Les DIACRES et les acolytes placent sur l’autel le corporal, le purificatoire, le calice et le missel.
On apporte ensuite les offrandes. […] Les DIACRES ou l’évêque reçoivent les offrandes des fidèles à l’endroit qui convient. Les DIACRES apportent à l’autel le pain et le vin, et les autres offrandes à un endroit approprié préparé d’avance.
Lévêque s’approche de l’autel, dépose la mitre, reçoit d’un DIACRE la patène avec le pain, la tient des deux mains […]
Pendant ce temps, le DIACRE verse le vin et un peu d’eau dans le calice en disant à voix basse : « Comme cette eau ». Il présente ensuite le calice à l’évêque, qui le tient […] ensuite l’évêque dépose le calice sur le corporal, et le DIACRE le recouvre éventuellement de la pale.
Le thuriféraire s’approche ensuite de l’évêque et, le DIACRE présentant la navette, l’évêque met de l’encens dans l’encensoir et le bénit ; puis il reçoit l’encensoir des mains du DIACRE et il encense les oblats, puis l’autel et la croix, comme au début de la messe, accompagné du DIACRE. Quand c’est terminé, tous se lèvent : le DIACRE se tenant sur le côté de l’autel, encense l’évêque debout sans mitre, puis les concélébrants et enfin le peuple. L’évêque veillera à attendre la fin de l’encensement avant de dire la monition : « Prions ensemble » et la prière sur les offrandes.
[…] Il ne revient pas au DIACRE de procéder au lavabo…

Après la réponse Pour la gloire de Dieu, l’évêque chante ou dit, les mains étendues, la prière sur les offrandes. À la fin, le peuple dit l’acclamation : Amen.
Le DIACRE prend alors la calotte de l’évêque et la remet à un ministre. Les concélébrants s’approchent de l’autel et se disposent tout autour, mais de façon à ne pas gêner le déroulement des rites et à permettre aux fidèles de bien voir l’action sacrée.
Les DIACRES se tiennent debout derrière les concélébrants, pour que l’un d’eux soit, quand il le faut, au service du calice ou du missel. Personne ne doit demeurer entre l’évêque et les concélébrants, ou entre les concélébrants et l’autel.
[…]
Si le calice et le ciboire sont recouverts, le DIACRE les découvre avant l’épiclèse.
Un des DIACRES met de l’encens dans l’encensoir et à chaque élévation encense l’hostie et le calice.
[…]
Après la consécration, le DIACRE recouvre de nouveau le calice et le ciboire si c’est opportun.
[…]
À la doxologie qui conclut la prière eucharistique, le DIACRE, debout à côté de l’évêque, tient le calice élevé, tandis que l’évêque élève la patène avec l’hostie, jusqu’à ce que le peuple ait dit l’acclamation : « Amen ». La doxologie finale de la prière eucharistique est dite par l’évêque seul ou par tous les concélébrants avec lui.
[…] l’évêque souhaite la paix, tourné vers le peuple en disant : « Que la paix » ; le peuple répond : « Et avec votre esprit ». Éventuellement un des DIACRES, tourné vers le peuple, l’invite à un geste de paix : « Dans la charité du Christ ». L’évêque donne la paix au moins aux deux concélébrants les plus proches, puis au premier des DIACRES. Et tous se manifestent la paix et la charité mutuelle selon les coutumes locales.
L’évêque commence la fraction du pain et quelques-uns des prêtres concélébrants la poursuivent. Pendant ce temps, on chante Agneau de Dieu autant de fois que c’est nécessaire pour accompagner la fraction. L’évêque met un fragment de pain consacré dans le calice, en disant à voix basse : Que le corps et le sang.
Après avoir dit à voix basse la prière avant la communion, l’évêque fait la génuflexion et prend la patène. Les concélébrants viennent l’un après l’autre devant l’évêque, font la génuflexion et reçoivent de sa main avec respect le corps du Christ : en le tenant de la main droite, soutenue de la main gauche, ils retournent à leur place. Ils peuvent aussi demeurer à leur place et recevoir là le corps du Christ.
Ensuite l’évêque prend le pain consacré et, le tenant élevé un peu au-dessus de la patène, il dit, tourné vers le peuple : Heureux les invités. Il poursuit, en disant avec les concélébrants et le peuple : Seigneur, je ne suis pas digne.
Pendant que l’évêque communie au corps du Christ, on commence le chant de communion.
Quand l’évêque a communié au sang du Seigneur, il donne le calice à l’un des DIACRES et il distribue la communion aux DIACRES et aux fidèles.
Les concélébrants s’approchent de l’autel et communient au sang du Christ que leur présentent les DIACRES ; Ceux-ci essuient le calice avec le purificatoire après la communion de chaque concélébrant
Lorsque la distribution de la communion est terminée, un des DIACRES consomme le reste du précieux sang, porte le calice à la crédence, le purifie là, aussitôt ou après la messe, et l’y dépose. Un autre DIACRE ou l’un des concélébrants porte dans le tabernacle les parcelles consacrées, s’il en reste, et purifie à la crédence la patène ou le ciboire au-dessus du calice, avant que celui-ci soit purifié.
Quand l’évêque est revenu à la cathèdre après la communion, il reprend la calotte. [...]
Ensuite l’évêque, debout à la cathèdre ou revenu à l’autel avec les DIACRES, dit ou chante, tandis qu’un ministre tient le missel devant lui : « Prions le Seigneur » ;
Rite de conclusion
Une fois terminée la prière après la communion, on fait, s’il y a lieu, de brèves annonces au peuple.
Enfin, l’évêque reçoit la mitre et, étendant les mains, il salue le peuple en disant : « Le Seigneur soit avec vous », à quoi le peuple répond : « Et avec votre Esprit. L’un des DIACRES peut dire alors : « Inclinez-vous pour la bénédiction », ou toute autre invitation du même genre. L’évêque donne alors la bénédiction solennelle, [...] Pendant qu’il prononce les premières invocations ou la prière sur le peuple, il tient les mains étendues sur le peuple, tandis que tous répondent : Amen. Puis il reçoit la crosse et dit : « Et que Dieu tout-puissant vous bénisse », et, en faisant trois fois le signe de la croix sur le peuple, il ajoute : Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.
Après la bénédiction, l’un des DIACRES prononce le renvoi en disant : « Allez, dans la paix du Christ », et tous répondent : « Nous rendons grâce à Dieu ». Puis l’évêque normalement vénère l’autel par un baiser, et lui fait la salutation requise. Les concélébrants et tous ceux qui sont dans le presbyterium (chœur) saluent aussi l’autel comme au début, et retournent au secretarium, dans le même ordre qu’à l’entrée.
Quand ils sont arrivés au secretarium, tous font, avec l’évêque, une inclination devant la croix. Puis les concélébrants saluent l’évêque et déposent avec soin à leur place leurs vêtements liturgiques. [...]Tous auront soin de garder le silence, respectant ainsi l’attitude spirituelle commune et la sainteté de la maison de Dieu.